Sassandra

Un peu d’histoire

 

Au XIVe siècle des marins dieppois (de Dieppe France Seine Maritime), partis du quartier maritime appelé « le Pollet » visitent la Côte des Dents (défenses d’éléphants). Ils troquent avec la population rencontrée des bibelots de leur pays d’origine contre des défenses d’éléphants. Ils  créent la route maritime dénommée la route des Dents. Dieppe deviendra de ce fait la capitale mondiale de la sculpture sur ivoire.

 

Mais c’est le portugais Soiero da Costa qui, en 1469, colonise le pays découvert.

 

En 1473 le jour de San Andréa, un autre portugais découvre à proximité de l’embouchure d’un fleuve magnifique,  un endroit paisible, où ancrer son navire dans sa rade pour éviter d’être drossés contre les rochers qui la bordent à l’ouest. Il appellera ce site naturellement San Andréa, qui deviendra, après quelques siècles de déformation linguistique, Sassandra.

 

En 1730, le géographe français des Marchais choisit le site de Sassandra pour s’y établir

 

A l’origine, Sassandra était un comptoir sur la route du poivre, où les navires qui amenaient cet épice des Indes, faisaient escale.

 

Après bien des tumultes, Sassandra a subi la domination des portugais, des espagnols, des hollandais, des français et encore des anglais. Elle redevient française en 1893. Ce port devint alors le premier du pays. Ce titre fût ensuite gagné par Abidjan grâce à l’ouverture du canal de Vridi.

La construction du port de San Pedro portera un coup dur à la prospérité de Sassandra , l’exportation du bois s’effectuant désormais à partir de ce dernier.

 

Cet épisode malheureux dans la vie économique de Sassandra, est perçu maintenant comme une chance : le site merveilleux a été épargné des dégâts  d’aménagement en port moderne.

 

Sassandra a d’autres ressources :

·         agricoles : citrons, palmiers à huile, cacao (Sassandra est l’un des épicentres de la nouvelle boucle du cacao), café, hévéa, cultures vivrières et maraîchères.

·         Bois 

·         pêche artisanale : barracudas, thons, espadons, carpes, langoustes….

Sassandra demeure le premier port de pêche artisanale.      

 

 

 

Et bien sûr le tourisme à Sassandra...

Quelques clichés de Sassandra :

Découverte de Sassandra

 

Sassandra est située à 285 Kms d’Abidjan. Déjà à partir de Fresco, les plans d’eau qui s’appellent encore « lagunes » ne sont plus en fait que des embouchures de marigots côtiers en cours d’obstruction par le cordon littoral et isolées les unes des autres. Par la route il faut faire de longs détours pour passer d’un point côtier accessible au suivant. De Fresco jusqu’à San Pedro, toute la côte ouest demeure relativement sauvage.

 

La région de Sassandra n’est qu’une infinie succession de collines, de criques paisibles, de roches et rochers sublimes, de baies protégées, de forêts encore primaires, de villages de pêcheurs, de cours d’eau petits et grands( la Bolo, la Dagbé, la Niega), de lagunes.

 

Sassandra la belle, est installée en cul de sac à l’embouchure de son fleuve homonyme.

Le vacancier aura la chance de découvrir ce fleuve magnifique, bordé de palétuviers où une multitude d’oiseaux font entendre leur chant mélodieux. Ce fleuve parsemé d’îlots, abrite crocodiles, hippopotames et singes. En découvrant la beauté de son cours, vous verrez d’étranges rochers : sont-ce des génies qui veillent sur le fleuve ou sur les villages pittoresques qui le bordent ?

 

Le dernier wharf de Côte d’Ivoire et de la côte ouest africaine est là, encore visible. Il date de 1951. Il permit à Sassandra de devenir un véritable port de commerce où les billes de bois de la région pouvaient être embarquées. Une fine presqu’île barre la moitié de l’estuaire.

 

Les Néyo  peuplent la ville,  avec les Fanti venus du Ghana; ces derniers ont massé sur la plage leurs lourdes pirogues de mer polychromes dont les inscriptions, invocatrices de Dieu dans leur propre langue comportent d’étranges signes hérités des alphabets missionnaires.

Le matin très tôt, à l’extrémité du port, c’est un spectacle extraordinaire, surtout pour ceux qui se trouvent perchés sur la haute falaise le dominant, que de voir jusqu’à quatre vingt pirogues rassemblées pour aller à la pêche.

 

La falaise qui monte la garde dans l’angle sud de la ville est impressionnante et s’abaisse doucement vers l’ouest sur une quinzaine de kilomètres, ménageant des creux délicieux pour le débouché des marigots d’eau douce sous les cocotiers.

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